Mars 2022, Marin a 2 mois et nous rentrons d’une belle semaine à profiter en Haute-Savoie chez mes parents. Le trajet est long alors il faut s’occuper… On écoute un podcast (les Parents Voyageurs #70 : traverser les Pyrénées à pied avec bébé, à écouter d’urgence si vous ne connaissez pas !), qui va nous décider définitivement à partir à l’aventure avec bébé cet été !
Il faut savoir que depuis que nous sommes ensemble avec Michaël, on part souvent pour des périples « aventure ». En 2019, nous sommes partis à 4 (avec Bastien & Aglaé) à vélo longer la côte Sud Bretonne ; puis en 2020, à 5 (avec ma maman en plus) faire le GR70 alias le Chemin de Stevenson.
En 2021, j’étais enceinte de 5 mois, et surtout très affaiblie donc on avait fait des vacances farniente (et ça ne nous correspond pas vraiment !). Donc pour 2022, trop envie de se re-lancer dans une aventure ! Mais comment faire avec Marin ? Est-ce que ça sera possible ? On se posait pleins de questions et on se triturait la tête. Et au final, écouter ce podcast, voir ce que ce couple a fait avec leur bébé, ça nous a décomplexés et on s’est dit qu’on allait foncer !
Partir mais partir où ? Monsieur aime marcher, mais pas non plus autant que Madame. Il lui faut des petites étapes, la possibilité de se reposer, de bien dormir et surtout de bien manger. Alors après quelques fouilles et hésitations, on s’est rapidement acté pour le GR30 alias le Tour des Lacs et des Volcans d’Auvergne. Je m’étais déjà beaucoup renseignée dessus avant de tomber enceinte et je l’avais trouvé très intéressant car relativement accessible avec des enfants.

Du choix du périple à l’organisation
Après avoir acté tout cela tous ensemble, place à l’organisation. J’avoue que j’ai cherché désespérément des blogs de parents partis avec leur bébé mais sans succès. Je vous met en bas de l’article le peu de sources que j’ai trouvé pendant mes recherches. Je me posais beaucoup de questions…
Combien de temps peut rester bébé en porte-bébé ?
Alors ça, ça a été la question à laquelle nous n’avons finalement jamais répondu. J’ai lu et entendu tout et son contraire. Concrètement, on nous a recommandé de partir en porte-bébé physiologique. L’idée était que Marin soit en porte-bébé sur le ventre d’un de ses parents, et que nous puissions porter un sac à dos en plus. Et bien heureusement, on a été randonner en juillet en Haute-Savoie, un mois avant notre grand départ. Et on s’est rendu compte de quelque chose… Un porte-bébé physiologique par 30 degrés, ce n’est ni agréable pour le parent, ni agréable pour le bébé ! On a donc décidé d’investir dans un sac à dos porte-bébé. Alors bien évidemment, j’ai eu des critiques. Car ce type de porte-bébé n’est pas physiologique semblerait-il. Et qu’il ne faudrait donc pas que bébé y reste de trop longues heures. La réalité c’est que Marin a passé 4 à 5h par jour en moyenne dans le porte-bébé Deuter Kid Comfort. Tout s’est très bien passé. Il était à l’aise dedans, et adorait pouvoir avoir une vue du haut. On essayait de faire des pauses toutes les heures ou au maximum toutes les 2 heures. De le sortir entièrement et de lui laisser la possibilité de faire autre chose : ramper sur le sol notamment !
Au final je pense donc qu’aujourd’hui je n’ai toujours pas la réponse précise à cette question, mais que le choix que nous avons fait est avec le recul un très bon choix pour Marin.

Trop de poids & d’affaires : comment faire ?
Avec un bébé, et vous le verrez dans notre liste de matériel, il y a énormément de choses à emporter. Tout porter nous semblait mission impossible, et surtout pas avec la condition physique que nous avions à l’époque.
Parce que nous l’avions découvert pendant le Chemin de Stevenson, nous avons décidé de nous faire porter nos bagages d’étape en étape. Je me suis renseignée sur le site de l’office du tourisme du Massif du Sancy qui est très bien fait (www.sancy.com) et j’ai eu les coordonnées de chauffeurs de taxi qui proposent ce service. J’ai fait faire des devis, d’abord un peu à la louche, puis ensuite précisément lorsque j’avais défini les étapes. Au total, le transport des bagages nous a coûté 525 €. Un taxi récupérait nos valises tous les matins à 9h et nous les amenait au logement à 16h maximum. Nous avions 3 valises, 2 petits sacs à dos et un lit parapluie.
Pendant le voyage, j’ai découvert aussi que la Malle Postale proposait ce tarif, mais nous concernant, cela nous aurait coûté plus cher. Mais à creuser car il semblerait qu’ils proposent des tarifs très intéressants.

Comment se ravitailler en lait, en petits pots et en couches ?
Ma question phare ! On ne va pas porter 3 pots de lait de 800 g chacun, 17 petits pots, 90 couches et 34 compotes ! Trop lourd et trop encombrant.
Du coup concrètement, on est partis avec 3 petits pots et 3 compotes d’avance, et on s’est forcé à en avoir toujours 3 d’avance. On s’est ravitaillés au fil de l’eau dans les épiceries que nous avons croisées sur le chemin. Vival, Spar, Magasin Utile… On a trouvé la possibilité de se ravitailler tous les 2-3 étapes maximum. Je pense que c’est vraiment pour cela que le GR30 est très adapté à un trek avec bébé. Sur d’autres GR que j’ai déjà pu faire, c’est beaucoup plus compliqué et je pense que ça aurait nécessité plus de logistique. Après on va être clairs, dans les épiceries, il n’y a pas grand chose ! Mais il y a tout le temps des petits pots et des compotes sans sucre ajouté. Au moins, Marin s’est diversifié car on avait pas le choix ! C’était soit ça, soit rien !
Au niveau petits pots, on a toujours trouvé des Blédina que l’on peut consommer à partir de 6 mois sur le chemin. Les compotes, ça a été de différentes marques, mais on a même pu varier les parfums : rhubarbe, pomme, pomme / pruneau…
Au niveau couches, on a pas fait les difficiles, on s’est ravitaillés 2 fois sur le chemin, et on a dû prendre une taille un peu plus petite une fois.
Et enfin le plus complexe à organiser, le ravitaillement du lait. Nous avons décidé de commander le lait en avance dans 3 pharmacies près desquelles nous passions pendant le GR. J’ai donc appelé chaque pharmacie et expliqué mon histoire ! Elles ont toutes joué le jeu c’était top. Le lait était plus cher que là où je l’achète car aucune des 3 pharmacies ne travaillaient avec la marque Novalac. Mais l’essentiel c’était d’avoir ce ravitaillement ! Par contre je n’avais pas pensé aux horaires d’ouverture des pharmacies… Et bien évidemment, il y avait 2 pharmacies où cela tombait un samedi ! Heureusement, elles étaient ouvertes le samedi matin jusqu’à 12h30. Nous avons donc dû partir un peu plus tôt le matin afin de faire l’étape le matin et d’arriver sur place avant la fermeture de la pharmacie. Mais tout s’est très bien passé !
Où et comment faire dormir Marin ?
Je ne voulais pas que Marin dorme avec nous dans le même lit pendant 15 jours. Vous imaginez l’angoisse les nuits pour faire attention à ne pas l’écraser ? Bref, impossible pour nous ! Et bien évidemment dans les refuges et gites, il n’y a pas de lit parapluie.
Donc il fallait absolument qu’on puisse transporter notre propre lit parapluie. J’avoue que cela a motivé aussi le fait de faire transporter nos bagages par un taxi.
J’ai cherché d’autres solutions, j’ai trouvé des lits parapluie extrêmement petits, légers et pas du tout encombrants. Si on avait vraiment dû porter nos bagages, je pense que nous aurions fait l’acquisition de ce lit. Mais étant donné que nous avions un taxi, nous avons pris notre lit parapluie hyper lourd et hyper encombrant !!
Marin a donc dormi dans son lit parapluie pendant 3 semaine, et ce sans aucun souci !

En conclusion
Bien sûr, il y a eu des péripéties avec Marin pendant notre voyage. Mais sincèrement, on en a tous profité à fond et surtout, nous étions tous ensemble, tout le temps. On voyageait lentement, on faisait des pauses, on profitait des logements. Marin pouvait bouger dans l’herbe, dehors, à l’intérieur. Si c’était à refaire, je le referai tout de suite !